Deep Purple au Zénith de Limoges

Live-report du concert du vendredi 10 décembre 2010 au Zénith de Limoges de DEEP PURPLE par TilcoPhoto.

Ce soir, c’est dans un Zénith loin d’afficher complet (2500 personnes selon un gars de la sécurité !) que va se produire la légende Deep Purple. A regarder de plus près, beaucoup de spectateurs sont du même âge que les membres du groupe … mais pas mal semblent être venus avec enfants ou petits enfants (j’en ai vu qui n’avaient pas plus de 12 ans).

A 20 heures, les lumières s’éteignent pour faire place à la 1ere partie, un jeune (il est né en 1976) virtuose de la guitare, Philip Sayce. Durant 30 min il va torturer et caresser les cordes de son instrument. Rien à dire, le gars est doué. Mais voilà, la salle est attentive mais peine à s’enflammer. Tout le monde est venu pour Gillan & Co.

20h30, les roadies s’activent, il est temps de préparer la scène. Et à 21h, les lumières s’éteignent une deuxième fois. Un vrombissement à faire vibrer un verre de bière sur un comptoir annonce le début du concert. Les musiciens arrivent sur scène, Highway Star démarre le show. Ils sont bien là, Ian Gillan au micro, Roger Glover à la basse, Steve Morse à la guitare, Ian Paice à la batterie et Don Airey aux claviers.

Pendant 1h50 ils vont nous régaler d’un concert où ils vont démontrer que Deep Purple n’est pas une légende pour rien : à l’unisson ou en solo, ils assurent tous. Ian Paice cogne dur (il se permet même de boire une bière pendant son solo !!), Roger Glover fait corps avec sa basse, Don Airey se déchaine sur ses claviers et Steve Morse, même si il ne fait pas oublier le grand Ritchie Blackmore, délivre des compos d’enfer. En ce qui concerne Ian Gillan, si sa tenue vestimentaire reste des plus « sobre » dira-t-on, la voix est toujours là depuis toutes ces années. Même si ce soir, il semble connaitre quelques difficultés dans les aigus (fatigue ?). Une chose est certaine, ils prennent du plaisir à être sur scène car, même si la communication avec le public va rester à sa plus simple expression (« meurci beucoup », « chuper »…pas facile le français avec l’accent anglais !), ils seront tout sourire du début à la fin.

Bon, je dois avouer que je suis un peu déçu par l’ambiance dans la salle. Elle est attentive, très attentive mais sage. Les titres comme Rapture Of The Deep ou Lazy s’enchainent, mais la température va monter d’un cran avec Perfect Strangers, annoncé par un solo de Don Airey (on entend quelques notes de la Marseillaise), suivi d’un Space Truckin’ très enlevé. Arrive alors le titre probablement le plus attendu (et le plus connu), Smoke On the Water ! Enfin, la salle est debout (dans les tribunes, pour la fosse c’est déjà fait depuis le début!). Sur des images d’incendie (2 écrans géants de chaque côté de la scène) alternant avec le direct sur scène, ce titre est l’apothéose du concert. Mais ce soir, Ian Gillan ne fera pas son « I can’t hear you ! » et il ne fera pas chanter la salle (en même temps, elle ne l’a pas attendue, mes voisins s’époumonent).

Le groupe quitte la scène sous les ovations du public, un petit rappel de moins d’une minute et les revoilà pour les 2 derniers titres, le fameux Hush (repris avec enthousiasme par les spectateurs) et le non moins fameux Black Night.

1h50 après le début du show, c’est déjà fini. Les lumières s’allument, le band et les spectateurs se remercient mutuellement, médiators et baguettes volent dans la fosse. Merci messieurs.

Deep Purple est une légende du Hard Rock et du Rock en général. Long live Rock’n Roll !

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