Le concert de LORDI au Trabendo

17 mars 2015 - Tout le public n'est pas encore entré dans la salle parisienne du Trabendo que les premiers accords d'Hollywood Groupies résonnent déjà. Hollywood GroupiesC'est en effet 25 minutes avant l'horaire annoncé que le groupe mixe italien, formé en 2006, entame son set. C'est parti pour trois quart d'heure d'un hard rock dans la lignée des Girlschool et Rock Goddess, avec Foxy derrière le micro qui ne ménage pas ses efforts pour communiquer. L'ensemble est bien en place même si le son est parfois brouillon pour apprécier les solos de Kelly, la seconde demoiselle du groupe. Condor à la basse et Mirko derrière les fûts assurent parfaitement la rythmique et enchainent sans temps morts les titres du premier album, “Punched By Millions Hit BY None” et leur tout récent EP “Bitchcraft”. Les cinq transalpins ont su faire monter l'ambiance grâce à une prestation convaincante, espérons que l'on aura l'occasion de les revoir très prochainement.

  1. Helter Jester
  2. Glory Hole
  3. The Empress
  4. Get It on
  5. Just Like You
  6. High Voltage Electric King
  7. Come to Life
  8. Sick Twisted

Dirty PassionC'est maintenant au tour des Suédois de Dirty Passion de nous balancer leur hard tock survitaminé, avec quelques tendances glam tout droit sorties des 80's. L'efficacité est au rendez-vous, avec une succession de morceaux rapides mais en même temps parfaitement en place. La fosse s'est remplie et la température augmente lors de “The Mess” et “Bitch” enchainés sur un tempo des plus énergiques. L'esprit rock n' roll est bien présent, remarquablement transmis par Kriss Lohikoski Svenssonnn au chant et à la guitare. Changement de décor pour cette intro acoustique interprétée toute en finesse lors de “Addicted”, avant que le tempo s'accélère pour monter en puissance puis finir tranquillement. Et c'est reparti de plus belle pour un heavy plus classique avec “Shame”. C'est carré, efficace avec un refrain fédérateur auquel s'ajoutent les choeurs et un solo d'une extrême précision. Une nouvelle fois, la Suède nous a prouvé qu'elle a une réservoir de groupes de grande qualité et Dirty Passion en fait partie. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé en leur réservant un accueil enthousiaste!

  1. Bad karma
  2. Hallelujah
  3. Los Angeloser
  4. The Mess
  5. Bitch
  6. Addicted / 42 Nights
  7. Zip Of Fire / The ballad of the skank
  8. Shame
  9. Daugther Of The Reaper

La longue intro annonce l'arrivée des monstres finlandais qui, rappelons-le, ont gagné à la surprise générale, la kermesse de l'Eurovision en 2006. Après qu'une charmante hôtesse de l'air soit venue expliquer la gestuelle des signaux lumineux, c'est le single “Nailed by the Hammer of Frankenstein” extrait du dernier album “Scare Force One” qui ouvre le show. “This Is Heavy Metal” est envoyé dans la foulée suivi par “Hard Rock Hallelujah”, le titre vainqueur du concours européen. Le son est énorme, restituant au mieux la puissance d'interprétation qui n'a pas faibli pendant plus d'une heure trente d'un set sans temps mort. J'avais découvert Lordi sur la mainstage du Hellfest 2013, lors d'une mise en scène extravagante avec de nombreux effets pyrotechniques. De voir d'aussi près ces énormes costumes est tout aussi impressionnant ! Le spectacle est à la hauteur de cette démesure avec tous les accessoires indispensables au visuel tendance gore... C'est la totale avec, dans le désordre, bébé monstre dans le landau, sorcière, scie circulaire, camisole de force, bras coupé, torture, envol de confettis sur “Don’t Let My Mother Know”, pour un ensemble étant parfaitement rodé.

Lordi Musicalement, l'interprétation est sans faille, chacun ayant le loisir d'exprimer sa technique lors de solos, suffisamment courts pour rester efficace et maintenir une communion avec un public ne demandant qu'à vibrer à la moindre demande du maitre de cérémonie.. Une succession de moments forts maintient l'adrénaline à un niveau élevé, notamment lors de l'arrosage de la foule avec les ‹canons à neige› lors de “It Snows In Hell” ou encore les ailes de Mr Lordi qui se déploient lors de “Devil Is A Loser”, occupant la totalité de l'espace sous un magnifique éclairage rouge vif. Le public réagi au doigt et à l'œil à chaque sollicitation, pendant “Sincerely With Love”, reprenant en chœur “Fuck you asshole”, pendant que le guitariste se fait remarquer à genoux au milieu de la scène. En guise d'introduction de “Not the Nicest Guy”, Amen, entouré de flammes, nous envoie un nouveau solo du plus bel effet. La set-list est bien équilibrée, avec notamment quelques morceaux moins connus dont l'excellent “Get Heavy”, un titre sorti en bonus sur le premier album. Le final est une véritable folie avec “Would You Love a Monsterman ?”, la foule communiant comme un seul homme avec Mr Lordi, accompagnant la rythmique en hurlant bras levés. La performance musicale et visuelle a été conforme à la réputation de nos monstrueux Finlandais. Quel plaisir de voir un tel spectacle, déluge de sons et d'images avec une telle proximité. Les 350 personnes présentes ce soir là ne sont pas prêtes de l'oublier !

  1. Intro / Nailed by the Hammer of Frankenstein
  2. This Is Heavy Metal
  3. Hard Rock Hallelujah
  4. Deadache
  5. Hella’s Kitchen
  6. Keyboard solo / Hell Sent in the Clowns
  7. Blood Red Sandman
  8. Drum Solo / Give Your Life for Rock and Roll
  9. Don’t Let My Mother Know
  10. Bass Solo / How to Slice a Whore
  11. It Snows in Hell
  12. The Riff
  13. Sincerely With Love
  14. Amen’s Lament to Ra II (guitar solo)
  15. Not the Nicest Guy
  16. Devil Is a Loser
  17. Scare Force One
  18. Who’s Your Daddy ?
  19. Would You Love a Monsterman ?
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