TESTAMENT à l’Aéronef de Lille en 2015

Dimanche 14 juin 2015 - Le groupe de thrash metal californien était de représentation à l'Aéronef de Lille. Et  c'est au groupe No Return que revient la délicate charge d'ouvrir les hostilités.

Testament

Créé dans les années 90 sous le nom de Evil Power, les metalleux entrent sur scène à 18 heures 20 avec un puissant thrash metal aux accents death. Les zikos bougent sur scène et cela commence à remuer dans la salle.  No Return  nous prodiguera un bon set  d'une intense musique metal qui ne laisse pas insensible. La sonorisation est bonne et la rythmique bien confortable. No Return nous livrera le tout sur un plateau (comme à la maison) une prestation de 40 minutes. Personnellement, s'il y avait eu un ou deux titres supplémentaires, cela ne m'aurait pas déplu... «Thanks guys !».

No Return

‹Show› devant... Il fut aisé à Testament de monter sur les planches de l'Aéronef devant un public bien présent et prêt à communier avec ces monstres américains de la scène métal.

19 h 35 - Aux senteurs de fumée d'encens, tous les zikos de Testament envahissent en masse la scène prêt à en découdre avec un public qui, somme toute, leur était tout acquis. Les premiers riffs nous émoustillent les tympans: hummm... dommage pour les absents. Le chanteur de Testament, Chuck Billy, qui fait presque partie intégrante du groupe depuis presque la création du metal band en 1983 (à trois ans près), connait bien son registre aux côtés du membre fondateur du groupe, Eric Peterson, à la guitare de tête, menant tous deux les directions musicales à prendre.

Testament à Lille

Chuck Billy commença sa plaidoirie metalleuse, si on peut s'exprimer ainsi, d'une voix heavy à death metal. Le chant est très assuré et puissant. Equipé d'un demi-pied de micro illuminé de rouge à l'instar des yeux des deux masques décorant l'arrière scène, Chuck Billy aimait transformer celui-ci en guitare quand Alex Skolnick nous balançait à la tronche ses putains de riffs et délires d'excellents gratteux. Il faut avouer que Alex Skolnick est un guitariste hors- pair, s'auto-allumant tel une véritable bombe musicale.

Mais tous les zikos présents ce soir, comme le bassiste Steve DiGiogio, étaient vraiment à fond dans leur treap. Steve serait plutôt du genre ‹un coup tu me vois, un coup tu me vois plus›: en “un mot”... toujours présent quand il le faut là il le faut, avec la puissance de ses doigts faisant claquer les cordes de sa basse.

On ne va pas oublier Gene Hoglan pour finaliser cet ensemble musical. Car par le biais de sa batterie, il su planifier la rythmique de chaque titre sans que cela soit bourrin.

Testament fit son adieu sur scène à ses fans vers 20 h 45. La fin de la fin avait visiblement sonné: pas de retour en arrière, tout le monde paraissait presque déçu. Mais ce n'était qu'un faux-semblant car la troupe déboulât de nouveau pour le plaisir de deux bons derniers titres... Ambiance encore plus torride, côté public, histoire de ne pas en rater un dernier riff, un dernier mediator jeté, un dernier sourire de zikos... Pfufffff, presque émouvant de quitter Testament après une heure 25 d'un concert qui restera dans les annales de la musique thrash metal... “come from States”.

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Testament à Lille

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